2000 ans d’histoires

« En descendant, montez-donc ! » disait la mère Cottivet, célébrité de la Grand’Côte…,
Depuis des millénaires, d’abord chemin rural, puis rue au fur et à mesure de l’urbanisation des Pentes, la montée de la Grande-Côte est un axe passant qui appartient à l’histoire de Lyon et aux histoires des lyonnais.

La Grande-Côte, un exemple de patrimoine lyonnais :
• Pour son architecture, des bâtiments médiévaux aux immeubles du XXème siècle, les multiples traboules qui la parsèment, la proximité de l’amphithéâtre des Trois Gaules et de l’Autel des Gaules ;
• Comme lieu social et politique de premier plan, puisqu’elle connu les révoltes ouvrières du XIXème siècle (Canuts 1831, 1834, Ovalistes 1869), la création de la première coopérative (au monde) – l’épicerie sociale et solidaire de Michel-Marie Derrion et Joseph Reynie – fondée en 1835, la création de la première Commune de Lyon en 1870. L’histoire sociale et solidaire des Pentes de la Croix-Rousse se poursuit aujourd’hui avec de nombreuses associations, coopératives et épiceries solidaires ;
• Pour son histoire industrielle, la montée étant l’axe principal pour que les ouvriers tisseurs amènent leurs ouvrages aux soyeux lyonnais,
• Pour l’urbanisation du XVIIIème et XIXème siècles qui virent se lotir et se créer à partir de la Grand-Côte l’ensemble des rues adjacentes regroupant les immeubles de canuts…
• Pour son itinéraire rue Sainte-Marie des Terreaux, place des Capucins, Grande-Côte, rue des Pierres Plantées, de la Presqu’île au Plateau de la Croix-Rousse, son jardin arboré et son esplanade qui permet une vue à 220 degrés sur l’agglomération et ses collines environnantes.

Pour mieux la connaître, n’hésitez pas à demander aux occupants des rez-de-chaussée artisanaux ou commerciaux.